27 février 2009

Bientôt le salon du livre!

Ouah, on vient de recevoir une pochette Privilège avec badge sous forme de carte plastifiée avec code-barre à notre nom pour le Salon du livre qui se tiendra du 13 au 18 mars. Ca fait très pro. Pour une fois, c'est le libraire qui possède un code barre. On va nous doucher avec le rayon laser à l'entrée.

Ils z'ont des sous les organisateurs!Il paraît que la location d'un stand est ruineuse pour les éditeurs.
Dans la pochette, on trouve une publicité pour un logiciel, j'ai rigolé en voyant ma photo et celle de la librairie.Nous sommes sans doute les libraires les moins douées dans le maniement des logiciels et nous apparaissons sur la plaquette publicitaire.


Le dernier livre d'Arnaldur Indridason est L'hiver arctique, éd. Métailié, Noir.
Maryline s'évertue à l'appeler L'été arctique, une cliente aujourd'hui nous a demandé L'hiver érotique et j'ai entendu Le désert érotique...Ouh la la!


On a commandé un livre aux éditions Le Pommier, Darwin viendra-t-il? de Luc Perino distribué par Belin. Le livre nous est arrivé par la poste abimé. On a téléphoné à Belin pour leur demander de nous en envoyer un autre. Re frais de port. Ils nous ont demandé de renvoyer le livre abimé , re frais de port.Si on compte les coups de fil, le fax, le timbre pour le règlement de la facture, ce livre nous coûte une fortune, en tout cas, plus cher que le prix de vente...et la cliente n'était pas joyeuse lorsqu'on lui a annoncé que nous avions reçu son livre avec un petit trou et la couverture pliée.
Elle nous a dit: "Je fais l'effort de venir chez vous plutôt que de commander à la FNAC ou sur Amazon...".Ca nous a mis les nerfs en pelote.

Du coup j'ai vendu au client suivant De gaulle à la plage, la BD de Jean-Yves Ferri, Poisson Pilote, éd. Dargaud alors qu'il voulait De gaulle en maillot de bain de Gérard de Cortanze, éd. Plon.

Bah, ce n'était pas une bonne journée. Quelqu'un a mis la main dans mon sac et m'a volé mon porte -carte. Grrr...
J'espère que la soirée rattrapera tout.

25 février 2009

Coursière à Paris

Comme l'air sentait le printemps, j'ai ressorti mon vieux vélo et suis allée chercher des commandes clients aux éditions L'Harmattan.
Sur la photo, leur librairie 16, rue des Ecoles, Paris 5ème.


Leur comptoir de vente libraire, rue de l'Ecole Polytechnique.
C'est l'éditeur français qui a le plus grand nombre de titres à son catalogue avec une majorité d'auteurs africains.
Au retour, j'ai flâné. Chut, ne le dites pas à Maryline. J'ai poussé une porte magnifique.
Il faut parfois ouvrir des portes...
...et découvert une maison de rêve.
Le ciel était bleu par moment, il fallait juste saisir le moment pour la photo.

Lorsque je suis rentrée à la librairie, Maryline m'a rassurée, les clients ne l'avaient pas bousculée.
Il ne faut pas désespérer, a t-elle ajouté. Un client est venu chercher un livre commandé en décembre.
Un autre est venu pour faire ses cadeaux de Noël.
Mieux vaut tard que jamais, ai-je un jour écrit à Jean Grégor, l'auteur de Zénith, éd. Mercure de France. Il m'avait répondu que c'était une devise qu'il faisait sienne lui aussi.

Une cliente nous a demandé L'étreinte furtive.
Nous avons souri en lui tendant L'étreinte fugitive de Daniel Mendelsohn, l'auteur des Disparus, éd. Flammarion.
Puis nous nous sommes posées la question de savoir ce qui était mieux l'étreinte furtive ou l'étreinte fugitive? Cette matière à réflexion profonde nous a occupées pendant quelques minutes.

J'ai relu Les Passagers du vent de Bourgeon, éditions 12Bis. j'ai retrouvé le même bonheur de lecture que j'avais eu jadis en découvrant cette magnifique bande-dessinée...et certains passages se passent à Noirmoutier.

21 février 2009

Michael Palmer dans la librairie


Michael Palmer auteur de Sun , éd. P.O.L (1997) est entré à la librairie aujourd'hui.
Il avait emporté avec lui quelques rayons de soleil de Californie.

Attention, ne pas confondre avec l'auteur des thrillers Le système, Situation critique...

A part cette visite digne d'intérêt, la journée s'est étirée longue et vide. Peu de clients. Peu d'amis. Ils sont tous en vacances. Je pense que nous avons réalisé le plus mauvais chiffre d'affaire depuis la création de la librairie pour un vendredi. Même la cafetière se plaint.

En réglant le montant de l'abonnement à notre revue professionnelle Livreshebdo, j'ai eu la tentation de ne pas nous réabonner.
390euros par an - 10% de remise libraire, on pourrait s'offrir une paire de bottes chacune Maryline et moi. Qu'est-ce qu'elle nous apporte cette revue au fond? Les livres sont chroniqués si en avance qu'on les oublie. Et d'autres revues chroniquent mieux. La liste des meilleures ventes? Moi libraire, dans ma revue professionnelle, je voudrais avoir plus d'infos sur les autres librairies.

Au moment de régler, un client a sorti sa carte vitale. Est-ce vital l'achat d'un livre?

En réceptionnant un beau livre sur La pêche à la mouche, Maryline m'a demandé si nous avions un rayon chasse, pêche et tradition.

Au lieu de La haine de la famille, une cliente nous a demandé L'amour de la famille de Catherine Cusset, éd. Gallimard.
J'ai aimé ce lapsus.

18 février 2009

Flashmob

Sur la Place de la Fontaine Saint-Michel se tenait aujourd'hui une flashmob ( mobilisation flash) pour soutenir les universités en grève .
Comme étaient conviés les petits et grands, les universitaires ou traders, les engagés ou désillusionnés, j'y suis allée, pensant bien entrer dans l'une de ces catégories.
Au premier coup de sifflet, chacun a lu des passages du livre qu'il avait apporté, un livre auquel il tenait tout particulièrement.On aurait dit une ruche bourdonnante avec le bruit de la circulation des voitures comme orchestre en fond.
J'ai lu le dernier livre d'Alain Veinstein, Le développement des lignes, éd. Du Seuil pour la tendresse de ses mots, la douceur de ses phrases dans sa poésie.
J'espionnais les titres des ouvrages lus par mes voisins/voisines. J'adore regarder ce que les gens lisent.
Vu Les planches courbes, d'Yves Bonnefoy, L'ordre du discours, de Michel Foucault, Cyrano de Bergerac, d'Edmond Rostand, Le tour du monde en 80 jours de Jules Verne, L'insurrection qui vient du Comité Invisible, La route de Cormac McCarthy, Les misérables de Victor Hugo, Les mains sales et Le mur de Jean-Paul Sartre, Lolita de Nabokov et une petite fille avec Matilda de Roald Dahl.

Un monsieur m'a demandé ce que je notais. J'ai dit que je notais les absents.

17 février 2009

Saint-Valentin

Quelques livres à ranger ce matin, nous les avions sortis pour la Saint-Valentin dans notre librairie près du canal Saint-Martin tintin.
Les livres doivent prendre l'air.

Eloge de la caresse, François Solesmes, coll. Libretto, éd. Phébus

Je t'aime tout simplement, Sacha Goldberger, éd. Seuil

Ce que la vie signifie pour moi, Jack London, éd. du Sonneur

Que je vous aime, que je t'aime, les plus belles déclarations d'amour, Folio à 2 euros

Comment survivre avec bébé, Sam Martin, éd. JC Lattès


Au milieu de ces titres s'était glissé sournoisement
Comment éviter l'amour et le mariage, Dan Greenburg, Suzanne O'Malley, Points Seuil
Parfois, les livres exagèrent.

Reclues dans la librairie, les rumeurs de la ville nous parviennent tamisées. Nous entendons tout dans cet espace clos et recevons l'humeur des gens et du moment au gré des visiteurs.


Ce matin, je souris en écoutant une conversation à trois près du rayon poésie:
"Moi je suis paranoïaque", est en train d'expliquer un monsieur devant moi à une femme. "Moi je suis radine", réplique celle-ci. Une troisième ajoute "Moi je suis très névrosée...

Ouh la la ils semblent très sympathiques mais je préfère rester planquée derrière la caisse.
Moi, dans quel état j'erre...

13 février 2009

Vendredi 13

La journée s'est bien passée. Ouf!
Elle était même excellente.
Nous sortons du Théâtre des Bouffes du Nord où nous avons vu la pièce de Jean-Luc Lagarce Music-Hall, mise en scène par Lambert Wilson avec Fanny Ardant, Eric Guérin et Francis Leplay. Les acteurs portaient la pièce, Fanny Ardant était extra.

L'oeuvre de Jean-Luc Lagarce est éditée par Les Solitaires intempestifs. Encore un joli nom de maison d'édition!

Je me suis juste assommée en descendant l'escalier qui mène au sous-sol. J'ai senti un oeuf pousser immédiatement sur mon front.
Heureusement j'ai une tête de litote dure comme les bretonnes.

Le plafond de l'école primaire rue La Fayette s'est écroulé cette semaine. Comme m'a précisé une de nos clientes , les enfants étaient au sport, c'est bien tombé.
L'école a été fermée et le collège Valmy attenant aussi.
Des filets de sécurité vont être installés au plafond; qu'ils se rassurent, les enfants pourront retourner à l'école à la rentrée.

J'ai fait un mot pour un collégien qui nous avait commandé un livre manquant provisoirement chez l'éditeur. Il avait peur de se faire gronder par son professeur.

Mes amis, d'Emmanuel Bove, éd. Nota Bene m'attend, je vous quitte.

Nous souhaitons de bonnes vacances à ceux qui partent et à ceux qui restent aussi.

10 février 2009

La stagiaire en classe de 3ème

Perception de la stagiaire aujourd'hui.
Xiang na, élève en classe de troisième au collège Valmy a rejoint notre équipe ce matin pour toute la semaine.
Moi je vous le dis, nous ne sommes pas tous égaux. Je lui ai montré 4 /5 trucs sur notre logiciel, Maryline autant, nous pensons que d'ici deux jours, elle pourra nous expliquer des nouvelles applications.
Elle pige tout, vite, sait faire tout de suite et n'oublie pas.
On se sent bête .

Notre coursier est en vacances. Comme il s'est trompé dans ses dates, nos commandes sont en souffrance à Ivry, horreur. C'est où?
Je vais aller en expédition demain matin...

Comme nous disait un client en profession libérale, les patients ne patientent plus.

A la fin de la visite de notre représentant monsieur H, j'ai collé un post-it sur notre commande avec un petit coeur pour lui rappeler que notre taux de remise était très bas.
Chers collègues, je vous encourage à pratiquer ce genre de méthode. Je crois que ça va marcher.
Je me demande si le post-it avec le banquier pour nos frais bancaires...(mais pas avec le petit coeur, réservé pour certains...)

Maryline se régale avec le dernier roman de Jonathan Coe, La pluie avant qu'elle tombe, coll Du Monde Entier, éd. Gallimard.
Elle n'arrête pas de me dire que c'est bien écrit que patati et patata... Bref, lisez-le.

Il a plu presque toute la journée mais à un moment dans l'après-midi, un rayon de soleil est apparu. Nous avons cherché l'arc-en-ciel. Qui l'a vu?

07 février 2009

Bertrand Delanoë dans la librairie!

...sort de la librairie!
Amusant.

Le Maire du 10ème Rémi Féraud est entré avec le maire de Paris dans la librairie suivi d'une belle délégation.
Bertrand Delanoë nous a parlé de son intention de faire au printemps une fête des mots dans la capitale avec la participation des libraires. Il en a déjà parlé à Marie-Rose Guarneri, librairie Les Abbesses et Colette, les Cahiers de Colette.
Cette année, il n'y aura pas"Lire en fête". Cette manifestation coûtait cher à l'Etat: 900 000 euros. C'est la disette.

Etait-ce la présence de cette personnalité...une cliente qui avait en main Tendre est la nuit de Scott Fitzgerald l'a reposé pour acheter plutôt Gatsby le magnifique.

Un très charmant client est venu nous offrir une rose. J'espère ne pas l'avoir vexé lorsque je lui ai dit étourdiment que nous étions trois. J'ai encore oublié de tourner sept fois ma langue avant de parler. Merci beaucoup monsieur P.

Une adorable petite fille prénommée Agatha portait un bonnet aujourd'hui. Dessous elle était tondue. Son grand frère s'était essayé au métier de coiffeur.

Nous avons retrouvé des gants d'enfants, une écharpe., une carte bleue (récupérée) ce samedi.
Nous ne sommes pas les seules à être des têtes de litote.

Je serre contre mon coeur les Poèmes bleus de Georges Perros, coll. Le Chemin, éd. Gallimard.
Que la personne qui m'a offert ce livre soit mon ami pour la vie.

06 février 2009

le vendredi au soleil

Ce matin miraculeusement, peut-être parce qu'il faisait beau, je suis arrivée un peu en avance à la librairie. Je pensais faire la surprise à Maryline, allumer la lumière, préparer le café, mettre en route les ordinateurs...
Et bien c'était râté, elle était déjà là.

Des Poèmes isolés de Frédéric Forte ( éd. Du soir au matin) nous attendaient sur notre bureau, avec écrit de sa main " Pour Maryline " et un autre "Pour Corinne". J'étais sûre que la journée serait belle.

Nous avions rendez-vous avec Emilie, représentante Flammarion. Nous fûmes sans cesse dérangées par des amis qui débarquaient à l'improviste de province, avec lesquels j'aurais bien aimé passer plus de temps, d'autres qui rentraient de vacances ou avaient envie de goûter notre café...et puis quelques clients. Les bons de commande comportaient des centaines de pages, les titres à paraître défilaient devant mes yeux, iris absents, j'étais ailleurs.
C'est ainsi que je rate des livres importants.
Peut-être pas d'ailleurs.

Et Emilie a râté son rendez-vous suivant.

J'ai un petit bleu sur le bras gauche. Un client me tape toujours sur le bras lorsqu'il me parle... à moins que ce ne soit pour manisfester son contentement. Je n'ose pas lui dire qu'il me fait mal... c'est un bon client.

A 14h30, les représentants de l'association des commerçants du haut du faubourg Saint- Martin (dont je suis secrétaire adjointe) avaient rendez-vous à la mairie pour discuter de la possibilité pour certains d'avoir un contre-étalage , des illuminations pour Noël prochain et de la fête du printemps que nous préparons.
Je ne vous en dis pas plus, ce sera une surprise si nous arrivons à l'organiser.
Cette année, notre librairie fêtera ses dix ans. Nous voulons marquer cette date.
Ce sera litote en fête.

Eu la visite de Magali Brénon, auteur(e) de J'attends Mehdi, aux éd. Le mot et le reste.
J'aime sa phrase en exergue:
" A ce qui est vécu. Et aussi à ce qui ne l'est pas, mais qui existe."

Silvia est venue nous aider cet après-midi. Ses italianismes nous font sourire: "Je peux vous passer en caisse?... J'aime la devanture de ce livre..."

J'ai demandé à Maryline pourquoi elle avait mis les livres sur Dieu à côté de ceux sur le football. Elle m'a répondu en riant: "Peut-être à cause des dieux du stade".
On a du mal parfois à trouver un classement cohérent.

En fin de journée, une collègue libraire qui travaille dans une FNAC de province est passée nous demander un livre qui ne se trouvait pas dans sa librairie et nous a raconté que cette semaine une maman était venue acheter Boule de snif pour son fils.
Une autre cliente lui a demandé à quel rayon se trouvaient les épilateurs.

05 février 2009

Orange givrée

Etait-ce le temps glacial qui faisait entrer les clients aujourd'hui chez nous ?
Quelques flocons sont même tombés dans notre petit coin de Parodi.
La librairie n'a pas désempli.

Les offices nous sont arrivés glacés dans les cartons. A se demander s'ils ne sont pas stockés dans des frigos ou si les éditeurs ne sont pas givrés.
Les coursiers étaient congelés aussi.

Nous avons eu la visite d'Angèle, représentante de l'Ecole des Loisirs. Depuis que nos enfants grandissent, nous lisons moins de livres pour la jeunesse et le rayon en pâtit. Nous en prenons conscience, on va s'améliorer. Les prochains titres chez cet éditeur sont prometteurs.

Eu la visite d'un client ou d'une cliente, je n'ai pas osé dire bonjour madame ou au revoir monsieur, j'avais un doute.

Frédéric Forte, poète et plus jeune membre de l'OULIPO nous a fait la surprise d'une visite. Il nous a acheté La lune dans son envol, de Gilbert Sorrentino, éd. Actes Sud, L'ombre du boxeur, d'Eduardo Berti, éd. Actes Sud et plein des petits livres des éditions Contrat Maint.
Il va bientôt sortir un livre aux éditions Théâtre Typographique...

Une amie m'a fait des compliments sur mon pull orange.
J'étais une orange givrée aujourd'hui.

02 février 2009

Je garde le Cap

Je rentre du Cap Vert où j'ai fait un beau voyage.

Un client nous a offert du café de la Guadeloupe. On va pouvoir faire des comparaisons avec celui que j'ai rapporté...Le mien sent rudement bon.

Une cliente nous a demandé Une partie de tout, de Toltz, éd. Belfond. Nous lui avons répondu que nous avions tout de rien.

La nouvelle rentrée littéraire arrive peu à peu sur les tables. Nous n'arrivons pas à en avoir une visibilité comme celle de septembre. Les réunions de présentation littéraire, les topos des éditeurs nous manquent. Après les fêtes de fin d'année et les retours des invendus, nous n'avons pas encore l'esprit clair pour tout percevoir. Notre capacité de mémorisation est amoindrie.
Nous vieillissons, dis-je parfois à Maryline. J'ai l'impression d'avoir la tête en capilotade.
Parfois, je ne capte rien.


Heureusement, découvrir de bons livres est toujours pour nous capital.
J'ai découvert l'auteur André Vers, avec Misère du matin, éd. Finitude.
Silvia, Maryline et moi sommes toutes les trois en train de lire le dernier roman de Fabrice Humbert, l'origine de la violence, éd. Le Passage et sommes captivées.

Un collégien nous a demandé Zadig et Voltaire.
J'ai ri sous cape.