06 février 2009

le vendredi au soleil

Ce matin miraculeusement, peut-être parce qu'il faisait beau, je suis arrivée un peu en avance à la librairie. Je pensais faire la surprise à Maryline, allumer la lumière, préparer le café, mettre en route les ordinateurs...
Et bien c'était râté, elle était déjà là.

Des Poèmes isolés de Frédéric Forte ( éd. Du soir au matin) nous attendaient sur notre bureau, avec écrit de sa main " Pour Maryline " et un autre "Pour Corinne". J'étais sûre que la journée serait belle.

Nous avions rendez-vous avec Emilie, représentante Flammarion. Nous fûmes sans cesse dérangées par des amis qui débarquaient à l'improviste de province, avec lesquels j'aurais bien aimé passer plus de temps, d'autres qui rentraient de vacances ou avaient envie de goûter notre café...et puis quelques clients. Les bons de commande comportaient des centaines de pages, les titres à paraître défilaient devant mes yeux, iris absents, j'étais ailleurs.
C'est ainsi que je rate des livres importants.
Peut-être pas d'ailleurs.

Et Emilie a râté son rendez-vous suivant.

J'ai un petit bleu sur le bras gauche. Un client me tape toujours sur le bras lorsqu'il me parle... à moins que ce ne soit pour manisfester son contentement. Je n'ose pas lui dire qu'il me fait mal... c'est un bon client.

A 14h30, les représentants de l'association des commerçants du haut du faubourg Saint- Martin (dont je suis secrétaire adjointe) avaient rendez-vous à la mairie pour discuter de la possibilité pour certains d'avoir un contre-étalage , des illuminations pour Noël prochain et de la fête du printemps que nous préparons.
Je ne vous en dis pas plus, ce sera une surprise si nous arrivons à l'organiser.
Cette année, notre librairie fêtera ses dix ans. Nous voulons marquer cette date.
Ce sera litote en fête.

Eu la visite de Magali Brénon, auteur(e) de J'attends Mehdi, aux éd. Le mot et le reste.
J'aime sa phrase en exergue:
" A ce qui est vécu. Et aussi à ce qui ne l'est pas, mais qui existe."

Silvia est venue nous aider cet après-midi. Ses italianismes nous font sourire: "Je peux vous passer en caisse?... J'aime la devanture de ce livre..."

J'ai demandé à Maryline pourquoi elle avait mis les livres sur Dieu à côté de ceux sur le football. Elle m'a répondu en riant: "Peut-être à cause des dieux du stade".
On a du mal parfois à trouver un classement cohérent.

En fin de journée, une collègue libraire qui travaille dans une FNAC de province est passée nous demander un livre qui ne se trouvait pas dans sa librairie et nous a raconté que cette semaine une maman était venue acheter Boule de snif pour son fils.
Une autre cliente lui a demandé à quel rayon se trouvaient les épilateurs.

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