30 mai 2008

Exposition Louise Bourgeois

La journée était ensoleillée dans notre petit coin de Parodi.
Nos clients étaient guillerets, mais peut-être était-ce ma perception du monde aujourd'hui. Demain, je pars en vacances, vous imaginez ma joie.

Les cartes bleues étaient de toutes les couleurs de l'arc en ciel: du bleu au rouge en passant par le blanc et le rose. Nous avons fait une bonne journée.

Depuis la réfection du magasin Picard, les clients le trouvent moins accueillant. Un client a dit qu'il était plus froid qu'avant.

Suite à mon blog d'hier, je me suis rappelée qu'une cliente m'avait un jour avoué qu'elle avait caché de l'argent dans un livre chez elle et qu'elle ne l'avait jamais retrouvé. Elle ne se souvenait plus du titre. Peut-être avait-t-elle prêté le livre à une amie?

Le comptable a téléphoné: il m'a demandé de préparer les chiffres, les comptes, tous les papiers pour établir le bilan. Il est très sympa cet homme mais quand il m'appelle, mon coeur s'accélère, il m'angoisse. Je sais qu'il me rappellera pour me demander une facture de x euros pour un achat effectué en novembre 2007, m'interrogera sur le virement de Y, m'expliquera des trucs qui rentreront dans une oreille pour vite ressortir par l'autre. C'est bien dommage, je devrais prendre des cours de gestion. Mais j'ai plutôt envie de poursuivre mes lectures, l'écriture, la peinture, la sculpture, les confitures... et de partir à l'aventure.
Donc cet après-midi, j'ai travaillé au sous-sol. D'en bas, j'entendais par moments ce qui se passait dans le magasin. J'essayais de reconnaître les voix, prête à sortir de mon trou au cas où le prince charmant arriverait.


Nous avons acheté un nouveau télécopieur fax, indispensable pour envoyer des commandes aux comptoirs de vente des éditeurs, des photocopies de factures ou en recevoir, et envoyer des petits mots pleins de coeurs aux copines au boulot en signant X.
Je ne suis pas sérieuse, je me demande si je pourrais travailler à nouveau dans une entreprise.

C'est pourtant ce qui risque d'arriver si la loi sur le prix unique du livre disparaît. Elle est de plus en plus attaquée (cf Le Monde de cette semaine) Un jour, un ministre un peu faible ne défendra pas le prix unique du livre. Un jour, les clients préfèreront commander sur Amazon, Alapage , ce n'est pas plus cher, pas forcément plus long que chez nous et quel choix. Bientôt, nous téléchargerons certains textes sur notre I-machin, ce sera plus fun que d'acheter un livre en papier qui prend la poussière, ne se remet pas à jour et envahit nos mètres carrés habitables. Les villes seront désertées par le petit commerce indépendant, seules les grandes chaînes survivront.
(C'était mon paragraphe tristoune.)


Ma fille cadette Hélène, 16 ans en classe de première, m'a dit qu'au lycée, c'était la mode de lire. Chic, si c'est à la mode chez les jeunes, tout n'est pas perdu.

Si vous ne voyez pas de lumières le soir dans nos vitrines, c'est normal. Le minuteur est cassé. Nous attendons d'en recevoir un autre.


Hier, Maryline et moi sommes allées voir l'exposition Louise Bourgeois au centre Pompidou en nocturne. Attention, elle finit le 2 juin. C'est une très belle expo mais elle se mérite.
Si nous ne vendons pas le catalogue Louise Bourgeois,de Marie-Laure Bernadac, éd. du Centre Pompidou, je le prendrai pour moi.


Nous avons fait trois queues (expression qui ravirait cette artiste) pendant une heure en bas, puis une heure en haut.
Regardez le pied de Maryline...

Pendant l'attente, un photographe nous a mitraillé. Pourtant, nous étions incognito.

Maryline s'est cognée contre une paroi de verre dans laquelle se trouvait la maquette de la maison familiale de Louise Bourgeois. Elle avait peut-être envie d'entrer dans la maison... Bref, elle a une bosse au front.
En sortant, nous avons pris un pot devant la fontaine de Niki de Saint Phalle, rue Brisemiche.

Bon week-end et bonne semaine!

4 commentaires:

Anonyme a dit…

bonnes vacances ma belle
tu es ravissante sur la photo
RdV rue Brisemiche
bise
le cousin

géraldine-de-lyon a dit…

...avec des photos pareilles, j'espère bien que vous n'oserez plus jamais dire que vous n'êtes pas photogénique!

sandrine a dit…

J'espère que tu as passé de bonnes vacances, mais dix jours sans blog c'est trop, c'est comme des journées sans chocolat ou sans soleil...j'ai hâte de te lire, alors dépêche toi de revenir et de nous raconter des tas de choses comme tu le fais si bien !
bises sandrine

litote en tête a dit…

Cousin choux, c'est vrai que tu me trouves belle? Mille bisous.

Géraldine, vous aussi vous me trouvez photogénique!J'ai peut-être raté une carrière!

Ah Sandrine, fidèle parmi les fidèles! Je suis revenue. A très bientôt!