22 janvier 2008

Réponse à Thierry Wolton

Ce matin, j'ai envoyé cette lettre au courrier des lecteurs du journal le Monde.

Réponse à l’article de Thierry Wolton ; paru dans votre journal Le Monde samedi 19 janvier, page 21.
Les libraires contre Internet

Comme c’est triste un auteur de livres qui n’aime pas les libraires !
Monsieur Wolton déplore dans son article que le Syndicat des libraires ait porté plainte contre Amazon qui envoyait des livres franco de port et ait gagné en première instance pour non respect de la Loi Lang. Pour lui, ce combat relève « d’un corporatisme désuet et sent son poujadisme. C’est la seule profession commerciale à ne prendre aucun risque du fait des retours. Il ajoute que « le libraire ne rend plus un service estimable aux lecteurs en les aidant dans leur choix . L’inflation de la production littéraire ne leur laisse plus le temps de lire, donc de savoir ce qu’ils vendent . Leur connaissance des ouvrages s’arrête à ce que leur en a dit le représentant de l’éditeur ou au résumé qui figure en quatrième de couverture. Ce qu’on trouve aussi sur le site Amazon …Ce site pratique le port gratuit en réduisant se marge commerciale. Les libraires sont-ils capables d’en faire autant pour faire baisser le prix du livre dans leurs échoppes ? »
Tout d’abord, les libraires ont des marges très réduites, de 30 à 40% contrairement à d’autres commerces où elle peut aller jusqu’à 300%. Aucun libraire ne devient riche avec sa librairie. Il jongle avec sa trésorerie en acceptant les offices de nouveautés très lourds. Il a des charges inhérentes à un commerce, loyers de plus en plus chers en ville, charges de personnel…Ne confondez-vous pas les libraires de livres anciens ou épuisés avec les autres ?Tout en reconnaissant l’utilité de certains sites pour trouver des livres épuisés, ne pouvez-vous pas comprendre votre intérêt à ce qu’il existe toujours des libraires ? N’aimez-vous pas regarder une vitrine, flâner dans une librairie , discuter avec ceux qui la remplissent de leurs choix ? N’êtes-vous pas heureux de voir vos livres en vitrine ou sur des étagères ? Les libraires ne rendent-ils « aucun service » dans la diffusion des œuvres nouvelles de l’esprit ?
Ensuite, contrairement à ce que vous pensez, le libraire lit, le plus qu’il peut compte-tenu des horaires de son magasin. Certes , il ne peut pas tout lire au vu de l’inflation de la production littéraire mais s’il a aimé un titre, il le défendra mieux que personne dans son quartier. Je connais peu de libraires qui ne lisent pas. Combien de premiers ou douzièmes romans seraient vendus si les libraires n’existaient pas ? Les éditeurs le comprennent bien. Croyez-vous qu’Amazon puisse remplacer ce service de proximité ? Que serait notre pays sans son tissu vivant de librairies indépendantes ?
Tant que la loi Lang subsistera, nous serons protégés. Les disquaires n’ont pas eu cette chance.
Merci au Syndicat des libraires.

Corinne Scanvic
Librairie LITOTE EN TÊTE
17, rue Alexandre Parodi
75010 PARIS

N.B. Vous pouvez lire notre blog pour mieux connaître notre métier :
http://litoteentete.blogspot.com

12 commentaires:

Sam a dit…

Merci pour cette lettre en réponse à l'article de Wolton que j'avais lu.
J'ai toujours été très bien conseillé par Corinne et Maryline dans le choix de mes lectures. Elles sont toujours à l'écoute et disponibles pour parler des livres.
Encore merci à elles.
Sam.

Anonyme a dit…

combien je suis d'accord avec toi !!
le bô cousin

gilda a dit…

Je trouve triste ce débat / ces recours au sujet du port gratuit : en tant que lectrice (grosse) je me fournis chez am*zon and Co ou en libraire complètement indifféremment du critère du port payant ou pas. En fait soit j'ai les sous de me payer un livre de plus, soit pas. Les quelques euros de plus ou de moins pour l'expéditions ou les 5% de réduc. légaux m'importent peu (même si au bout du compte ça fait une somme).
Mon critère puisque j'ai la chance d'habiter Paris ou tout près et donc d'avoir un choix formidable de librairies à portées de vélo ou pieds ou métro, est avant tout la disponibilité du bouquin recherché. J'utilise beaucoup l'internet pour les livres en langues étrangères et ceux d'occasion (dans ce cas la différence de prix est telle que le port en plus ou en pas plus on s'en fout) et beaucoup les librairies pour les classiques (généralement toujours disponibles) et les nouveautés.
Tout ça se complète bien.

Je ne suis peut-être pas la seule à raisonner ainsi ?

Ce qui tue les achats de livre c'est le manque d'argent des gens, et leur prix globalement excessifs (à présent les nouveautés en grosses éditions tournent autour de 20 euros), pas les conditions marginales de leur achat.

goelen a dit…

je n'avais pas connaissance de cet texte. Merci d'y avoir répondu car je pense que peu d'auteurs (à part peut-être ceux qui ne vendent que sur leurs noms et encore) pense la même chose. De nombreux auteurs savent qu'ils doivent beaucoup aux gens qui défendent les livres parce qu'il les aime. Et je n'ai jamais vu dans une librairie indépendante, un libraire qui n'avait pas lu. Peut-être que ce monsieur devrait arrêté de fréquenter les espaces culturels ?

stéphanie, l'ancienne stagiaire aux yeux verts a dit…

Thierry Wolton vient de gâcher ma journée.
J'ai lu ton message puis je me suis précipitée sur l'article du Monde.
En lisant ses mots j'ai eu une envie de hurler et, résultat, je me suis énervée toute seule dans la librairie! Heureusement je n'avais pas encore ouvert.
Son article montre une vision tronquée de la librairie. Il n'enchaine que des idées générales, style "on m'a dit".

Pour M. Wolton, la loi Lang est une chose vieillote qui ne fait que protéger une profession aux multiples richesses et privilèges.
C'est connu,lelibraire est riche.
Pour devenir riche, devenez libraire!
Je rappelle que nombres de petites librairies ont des difficultés pour boucler les fins de mois, que de nombreux libraires travaillent beaucoup plus que le temps indiqué sur leurs contrat car ils ne peuvent pas embaucher du personnel suplémentaire. Difficultés qui touchent tous les commerces.
La loi Lang est peut etre vieille mais elle protège un métier qui était menacé de disparaitre au profit des grandes enseignes. De nombreux pays européen l'instaurent car ils se rendent compte de son importance pour sauvegarder des commerces de proximité. Une librairie est un commerce mais c'est également un lieu de sociabilité, un lieu de vie. Une librairie c'est une partie de la vie d'un quartier.
"le recours à amazon pour acheter un livre risque de coûter plus cher": le livre a le même pris partout. Ce n'est pas le livre qui coûte plus cher mais le moyen d'achat. En commandant sur internet, le client accepte un servrice supplémentaire: la livraison.
M.Wolton nous rappelle que nous avons le privilège de toucher un tiers du prix de vente du livre: je sais nous sommes des privilégiés par rapport aux autres commerces qui ne touchent, par exemple pour les vêtements, que 70% du prix de vente.
Je tiens à dire que la marge varie selon les éditeurs et que pour tous les livres scolaires la marge n'est que de 20% avec des retours souvent impossible.
"le libraire paye à l'éditeur les seuls livres qui lui ont été achetés": M. Wolton oublie de dire, peut etre qu'il ne le sait pas, que nous avons certes 60 jours fin du mois pour payer mais que les crédits sur retours des éditeurs se font aussi en 60 jours fin de mois. C'est-à-dire que le libraire doit constamment jongler avec sa trésorerie.
ex: un livre qui reste 30 jours à la librairie, il n'est pas vendu. Il est retourné. Le temps d'etre traité. il est crédité 60 jours à compter du jour de réception par l'éditeur du retour. Il se passera un mois entre le paiement du livre par le libraire et le crédit(remboursement finalement) par l'éditeur.
Et là je ne parle pas des livres de fonds qu'il faut avoir dans toute bonne librairie et qui se vendent que 2-3 fois dans l'année.
Je ne vois et ne connais pas le "aucun risque" cité par M. Wolton.
Quant au "les libraires ne lisent plus" je trouve ce propos totalement loufoque et absurde. Nous lisons régulièrement et nous nous tenons au courant del'actualité .
"les libraires sont-ils capables d'en faire autant pour faire baisser le prix": je rappelle la loi lang qui interdit une remise sur le livre supérieur à 5% et que de nombreuses librairies font cette remise avec une carte de fidélité. carte qui contrairement à une grande enseigne est gratuite.
(remise prise sur la marge du libraire).
Pour pratiquer les 5% automatiquement sur chaque livre il nous faudrait diminuer le personnel et ne vendre que les livres sûrs de marcher. Il faudrait dire adieu au fonds, aux livres coups de coeur et à notre principale fonction: défendre les livres.
Faut-il que seuls les libraires se sacrifient pour faire baisser le prix du livre? Est-ce si ridicule et égoiste de demander de protéger les petits commerces face aux très grandes groupes de distribution?

J'ai conscience que ce message est un peu brouillon. Mais je l'ai écrit avec mon coeur. En lisant l'article du Monde, je me suis sentie totalement vidée et inutile. J'ai eu l'impression de me retrouver dans la peau de Don Quichotte qui se bat contre les moulins. Il me donne le sentiment d'etre inutile et de faire un métier qui est voué à disparaitre. Que mes doutes,mes peurs mes interrogations sur le métier ne sont que des considérations futiles de petite fille gâtée.
En allant travailler le matin je n'ai pas l'impression de faire un métier sans risque et pourvu de privilège (et je suis bien consciente que je ne suis pas la seule et que cela ne touche pas que les libraires).
Enfin je déplore que M.Wolton, historien, ne se base que sur des idées préconçues du métier de libraire. L'historien se doit de faire des recherches pour ne pas colporter des idées fausses et sommaires.

Stéphanie, une jeune libraire qui souhaite être,plus tard, une vieille libraire au plus d'un quart de siècle de métier.

katch a dit…

Eh bien si je puis risquer mon avis de petit Suisse, donc prière de ne pas lire mon message trop vite, je voudrais juste mentionner ce qui se passe dans la partie romande du pays de la fondue et du chocolat, au niveau du livre.

Ces cinq dernières années, près de 50 librairies indépendantes ont mis la clef sous le paillasson suite à l’arrivée d’une grande chaîne française dont je tairai le nom. Ce nouvel acteur du marché a, grâce à sa merveilleuse politique de « remise à tout va » (il n’y a pas de prix unique du livre), cassé les prix sur les livres à succès, vendant parfois, pour des livres comme Harry Potter, les ouvrages près de 50% moins chers que les petites librairies.

Comment voulez-vous justifier cela auprès de vos clients ? On ne parle même plus, dans ces cas, de diminution de la marge, mais simplement de devoir vendre à perte pour rester concurrentiel…

Il va sans dire que la politique « amazonienne » d’envoyer les livres franco de port s’inscrit dans cette logique marchande où le livre est assimilé à un bien de consommation « comme les autres », parce qu’il faut surtout s’inquiéter du pouvoir d’achat, maître mot qui fait de pas mal d’entre nous des serviteurs sans âme.

Peut-être pourrions-nous recommander à Thierry Wolton de lire l’éditorial du Matricule des anges de ce mois, et de ceux des mois qui précèdent pendant qu’il y est, parce que Thierry Guichard est rarement décevant.

« Un combat d’arrière-garde » va jusqu’à dire ce brave monsieur, parce qu’aujourd’hui, si ce n’est pas « « tout tout de suite », ce n’est plus rien. On télécharge un film, on l’efface. On commande un livre, on le jette ou, à la rigueur, si on est Malin, on le revend.

Corinne et Stéphanie, merci pour vos coups de cœur/gueule.

Et un grand merci à tous les libraires qui font leur métier avec passions ainsi qu’aux lecteurs flâneurs qui permettent de croire encore dans un monde qui n’a pas uniquement la forme et le goût d’un écran.

géraldine-de-lyon a dit…

Bonjour... et merci!
Chère Corinne vous décrivez parfaitement ce qu'est pour moi, un "vrai" libraire - ce qu'Amazon n'est certainement pas. A Lyon, mon libraire (je tiens au possessif) est quelqu'un (en fait ils sont plusieurs) qui me connaît, me reconnaît, se souvient de ce que j'ai lu et aimé (!! oui! c'est phénoménal), me parle régulièrement de livres dont je n'ai jamais entendu parler, est capable de me conseiller LE bon bouquin pour l'humeur du jour, etc. Une librairie est sans doute un commerce, mais acheter un livre n'a rien d'un geste anodin... J'achète énormément de livres, dans les librairies, chez les bouquinistes, je vais également à la bibliothèque... parce que j'aime les livres, les mots qu'ils contiennent, les univers qu'ils créent.... et les écrivains qui se cachent (ou non) derrière... Les livres, c'est tout un monde! Quand un libraire est là pour nous en donner les clefs... Quel bonheur! Ce métier est indispensable...à protéger absolument!! Bon courage, et bises
G

Nathalie a dit…

Bonjour "les litotes",
C'est en signant la pétition de lekti-ecriture et en la copiant pour l'envoyer à nos lecteurs que je retombe par hasard sur votre blog. Je ne m'y étais pas promenée depuis longtemps et c'est un plaisir ! (en dehors du fait que je viens de m'apercevoir que la soirée à la maison des Métallos était hier soir et non lundi prochain comme indiqué dans mon agenda...dommage).
J'en profite donc pour vous embrasser.
A bientôt aux hasards de nos sorties littéraires,
Nathalie du Comptoir des mots

litote en tête a dit…

Ouh la la, il est 0h45 et je flâne encore devant l'ordinateur au lieu de lire :-)))
Mille mercis à vous tous pour vos réponses franches et spontanées, vos plumes amicales.
Il m'a "énervé" le sieur Wolton avec son mépris des libraires.
Grâce à vous, je me sens rassérénée.

Co

Lamousmé a dit…

Bonjour bonjour, en tant que petite nouvelle dans la merveilleuse profession (quoiqu'epuisante et peu tres tres peu rémunératrice ;o) ) de libraire...je dois dire que les bras m'en tombent de lire un article comme celui de Mr Wolton!!! heureuse de voir que les libraires ne se laissent pas faire!!!

sasa a dit…

Ne nous laissons pas faire !

VERS LA CRÉATION D’UN TARIF « LIVRE ET REVUE » ?

Cette proposition de création d’un tarif postal « livre et revue » est issue de la pétition lancée en novembre 2006 par l’Atelier du gué, relayée par de nombreux professionnels (près de 8 000 signataires à ce jour dont plus de la moitié de professionnels : auteurs, libraires, éditeurs…).

http://www.cynthia3000.info/petition/?petition=3

Elle est portée par la Coordination des indépendants du livre. Reprise et soutenue par une cinquantaine de parlementaires (Gauche, Droite et Indépendants confondus), elle a fait l’objet, en 2007, de plus de quarante questions écrites au gouvernement, et de deux réponses publiées au Journal officiel.

http://www.questions.assemblee-nationale.fr recherchez : "tarifs postaux"

Le Ministère de la culture, celui de l’économie, des finances et de l’emploi ainsi que la direction de La Poste ont été alerté et ont reçu en décembre dernier la liste des signataires de la pétition et un dossier sur les problèmes posées par l’augmentation des tarifs postaux dans le secteur du livre.

http://www.lekti-ecriture.com/bloc-notes/public/DOSSIER_POSTE.pdf

Deux commissions parlementaires (UMP et PS) devraient s’emparer du problème afin d’inscrire dans les missions de service public de l'entreprise postale, la création d’un tarif particulier « livre et revue », comme il en existe dans de nombreux autres pays, à l’occasion de la signature du nouveau contrat de plan entre La Poste et l’État au printemps 2008.

http://www.lekti-ecriture.com/bloc-notes/public/__La_Poste-Infos-petition.pdf

En attendant la création de ce tarif, nous nous réjouissons de la possibilité d’affranchir « livres et revues » au tarif « lettre » et de la confirmation de l’existence du tarif « sac de livres » qui avait disparu des grilles tarifaires de La Poste (cf. document ci-joint et suivant). Nous demandons instamment à tous les professionnels d'utiliser ce dernier tarif qui s'il n’est pas suffisamment demandé, risque d’être tout simplement supprimé de l’offre tarifaire 2008.

La Poste depuis quelques temps refusait aux usagers l’envoi d’objets (livre, cassette, CD, etc.) au tarif « lettre », l’enjoignant d’utiliser le « colissimo » sous le prétexte qu’il s’agissait de « marchandise » et non de… « correspondance ». Or, l’Autorité de régulation des communications électroniques et des Postes (ARCEP), interrogée par de nombreux usagers et associations, vient de rendre son verdict : « La Poste n’a pas le droit de réserver le tarif « lettre »… aux seules lettres. Autrement dit, il est possible de glisser dans une enveloppe un objet (livre, CD, objet divers), sans forcément s’acquitter du « tarif colis ». Ainsi en a décidé l’Arcep. Elle rappelle que les usagers ne peuvent être contraints de recourir au tarif colis « si le client estime que la prestation lettre satisfait ses besoins, la Poste ne peut lui interdire d’expédier son envoi au tarif lettre ».

[sources : La Lettre de l’Arcep – septembre 2007)

2. Tarif « sac postal de librairie »

moins de 5 kg : 4,90 €
par kilo supplémentaire jusqu’à 25 kg : 0,90 €
(soit pour un sac de 25 kg : 22,90 €)

Le sac postal est fourni gratuitement par La Poste.
Mention à mettre sur l’étiquette d’affranchissement :
au recto : SAC LIBRAIRIE / adresse du destinataire
au verso : NE PAS OUVRIR PAR LE SERVICE POSTAL SAUF CONTRÔLE
/ adresse et cachet de l’expéditeur / affranchissement

Réponse du ministère de l’économie, des finances et de l’emploi : La Poste propose cependant une offre tarifaire spécifique pour l'envoi des sacs de librairie. Cette offre, également appelée « sacs de livres » n'a jamais été supprimée. Elle consiste à accorder un tarif préférentiel pour les envois de livres à l'adresse d'un même destinataire (4,90 euros pour cinq kilogrammes puis 0,90 euro par kilogramme supplémentaire, dans la limite de vingt-cinq kilogrammes dans le régime national).

[sources : Journal officiel de l’Assemblée nationale – 11 décembre 2007)

Tietie007 a dit…

J'aime beaucoup flâner dans les librairies et j'y achète régulièrement des livres ...Mais je reconnais qu'Amazon est aussi devenu mon meilleur ami, question de facilité et de rapidité ...Je sais bien que chaque fois que j'achète sur Amazon, c'est mon libraire qui meurt un petit peu ...J'en suis désolé pour lui, mais un simple clic, c'est tellement plus simple ...Les temps vont être durs pour les libraires, j'en ai conscience ...à aix en provence, deux grandes librairies ont déjà fermé, et l'ouverture d'une Fnac ne va rien arranger pour ceux qui restent !