29 mai 2007

Quand ça ne marche pas...ça ne marche pas.

Après un week-end au vert, la reprise fut légèrement dure. Il fallait bien que ça m'arrive un jour.
Le bruit du trafic me réveillant, oubliant que j'avais commandé une nuit avec une heure de plus. Un soleil parti en vacances et ayant choisi comme remplaçant le vent. Brrr...
Des métros remplis à ras-bord et des marteaux-piqueurs assénant leur musique sur les passants.
A la librairie, l'élément de mauvaise humeur était l'ordinateur ou plus exactement la connexion internet. Elle n'était pas heureuse de reprendre le travail. Alors pour nous le faire savoir, elle a décidé de faire des grèves de connexion. Sans prévenir, elle refusait de faire son travail. Résultat: impossible de surfer sur le net. Pour améliorer son impact sur nos nerfs, elle le faisait par intermittence.
Marche...marche pas...marche...tiens, j'ai décidé de ne plus marcher...bon je m'ennuie, je remarche...oui, mais c'est fatiguant le travail, vais faire une petite sieste, marche plus...
Rrrr...

Il faut appeler l'assistance téléphonique: "ne quittez pas, nous allons prendre votre appel"..."merci d'attendre, un responsable va prendre la communication"..."patientez , je vous passe un collègue"...
Pfff...

Après moult discussions, moult réflexions "nous ne comprenons rien aux drivers, éthernet, firebox, modem...", moult questions, moult vérifications, la réponse est tombée. Le problème ne vient ni de la ligne ni de la connexion. Il faut chercher ailleurs...Nous ne savons pas pourquoi ça ne marche pas.
rePfff...

Au déjeuner, la réponse était toujours cachée. Elle l'est toujours.
Mais le soleil est revenu de son week-end, le vent a été remercié. Et la bonne humeur a pointé le bout de son nez.

Le petit plaisir ressenti quand un enfant pousse la porte en s'écriant "ah! j'adore les librairies".

Le bonheur de participer au "café littéraire" de l'après-midi:
- Chacun tient sa tasse de café tout en discutant: libraires et visiteurs.
- Deux clients, ne se connaissant pas, discutent des livres qu'ils ont aimé ou non.
- Une discussion nous amène à imaginer toutes les astuces qu'un auteur pourrait utiliser pour être visible en librairie: commander son livre, le déplacer et le mettre dans tous les rayons, le mettre devant un livre qui a l'étiquette "coup de coeur", décoller les avis des libraires pour les mettre sur son livre...

La joie de découvrir les nouveautés. Chaque carton est un peu un paquet cadeau. Il arrive de tomber sur une mauvaise surprise. Le cadeau inutile qui restera dans un coin...

Mais le meilleur a été gardé pour la fin de la journée: trois roses accompagnaient un habitué. Une pour chaque libraire.
Je suis retournée dans le métro bondé, le sourire aux lèvres et une rose dans la main.


Stéphanie "Potter" à l'école de la vie.

2 commentaires:

Cuné a dit…

Oh la la, je fais ça moi, bouger les livres que j'aime dans les librairies, pas frapper ! Je déplace l'étiquette "coup de coeur", je demande combien ils en ont en stock parce que je voudrais bien en acheter cinq, pour offrir, ah vous n'en avez que trois ? Oh ben non, j'en voulais cinq (histoire de laisser le souvenir du titre dans l'esprit du libraire), je les sors du rang pour exposer leur couv, etc. Je suis vilaine !
Mais c'est un petit clin d'oeil, coup de pouce tout personnel et mental aux livres que j'aime... pardon !

litote en tête a dit…

Moi aussi, ça m'arrive dans les grandes surfaces culturelles. Je sors le livre du rayon pour le mettre sur une table.
Mais chut, il faut pas le dire...