07 avril 2007

Quotidienneté

Samedi matin,
Je viens d'ouvrir la librairie.
Mes premiers gestes sont d'allumer la lumière,de retirer les housses qui protègent nos écrans d'ordinateur de la poussière, de mettre le disque de sauvegarde des données et d'ouvrir la caisse.
Dans le petit matin clair, ce sont presque des gestes métaphoriques qui pourraient résumer notre vie.
Le quartier est désert, les vacances scolaires commencent.

Le vieil homme à la pipe et son chien Snoopy passent devant la vitrine.Ils ont un quart d'heure de retard aujourd'hui. D'habitude, je les croise aux boîtes aux lettres en quittant mon immeuble.Comme je marche plus vite qu'eux et que le chien fait des arrêts, je les dépasse, les recroise.D'un commun accord tacite, nous ne nous disons pas bonjour.

Comme chaque matin,un monsieur qui semble nous connaître,nous salue avec un air joyeux en longeant la vitrine.Maryline et moi nous demandons si nous le connaissons.Est- ce un commerçant chez qui nous allons peu, un ancien client, un voisin? En tout cas, nous répondons à son salut et agitons la main.

Maria nous apporte le courrier dont notre revue professionnelle Livres Hebdo.

Le samedi, le rideau du bar-tabac d'en face est baissé et Maryline n'est pas là.Dans le quartier, l'atmosphère a une autre gueule, les rues et trottoirs, une autre physionomie. L'ordre de la journée est différent.
Je range dans mon ordre à moi les bureaux, les emballages cadeaux, trie les factures et courrier et parfois, je passe l'aspirateur .

Le chauffeur-livreur MPL du samedi n'est pas celui de la semaine.Les cartons sont légers aujourd'hui.

La première cliente donne parfois la tonalité de ce que sera la journée.
Ce matin, une adolescente au sourire doux et timide, vient d'acheter un livre pour offrir à sa soeur.

La journée sera calme, douce.
J'attends le rayon de soleil.

2 commentaires:

Mùchôs a dit…

Cette jeune acheteuse fut-elle un indice certain ? ;)

May a dit…

Bonjour,
j'aime beaucoup découvrir la vie de libraire en vous lisant. C'est simple et spontané, ça fait grand bien !
Alors un grand merci, et qui sait, peut-être un jour passerai-je au 17 rue Alexandre Parodi !