05 octobre 2006

L'horizon

A une amie qui me demande si être libraire, c'est être libre, je réponds aujourd'hui oui mais.
Nous sommes libres de commander ce qui nous plaît , de développer les rayons de notre choix mais recevons tellement de livres en office que notre liberté de commander est entravée par cette charge financière.
Nous sommes libres , nous n'avons pas de patron à qui rendre des comptes mais un banquier bien plus redoutable .
Nous sommes enfermées dans un petit endroit toute la journée sans voir le ciel mais nos murs sont tapissés de livres et n'est-ce pas un bel horizon?
Et nous l'avons choisi.
Et nous aimons ce que nous faisons.
Mais nous n'avons pas assez de temps pour lire.
Blandine avait appelé sa librairie "Libralire"...

Scène amusante aujourd'hui. Une cliente nous a demandé si le Tome 2 du livre de Stig Larsson, Les hommes qui n'aimaient pas les femmes , éditions Actes Sud,allait bientôt paraître...Une amie qui travaille chez cet éditeur ,passait des fax à ce moment-là dans notre sous-sol, a répondu :"-Il sort le 1er novembre!"C'était drôle d'entendre la réponse venant de la cave.

Un monsieur nous a demandé si nous étions grossiste.
La montagne de carton dans l'entrée sans doute...

Un homme est venu chercher sa femme à la librairie ce soir.Il nous a bien fait rire en nous disant que d'habitude, les femmes allaient chercher leur mari au bistrot.Lui, il va chercher sa femme à la librairie!

Une cliente amie m'a dit lire ce blog chaque jour ,que j'avais créé un horizon d'attente.Merci l'amie, j'aime bien cette expression , je me sens encouragée.

1 commentaire:

sandrine a dit…

Juste quelques mots pour te prouver que je te lis effectivement tous les soirs avant de rejoindre un livre, ce soir se sera le dernier Martin Sutter...Tu as raison de te sentir encouragée car tes chroniques de libraire sont souvent plus fraiches et plus drôles que beaucoup de bouquins , publiés eux sur papier...Alors continue ma belle, j'aime ces rendez-vous litteraire, en des siècles lointains tu aurais sans doute tenu salon. bises sandrine