13 février 2008

Un mardi ensoleillé

Ah le p'tit commerce!
Quand il fait trop beau, les clients sont aux terrasses de café, lorsqu'il pleut, ils ne sortent pas...

Bref aujourd'hui, la journée était calme. Rien de spécial à signaler excepté un coup de téléphone de Michèle Lesbre qui se désespère de pouvoir venir un jour nous saluer et reste triste de sa défection du 12 janvier.
Finalement, un auteur qui ne vient pas se souvient peut-être encore plus de nous.

J'ai acheté des sacs biodégradables. Je préviens chaque client que son sac va se transformer en purée. Ca provoque quelques sourires et discussion sur le sujet.
Les libraires devraient peut-être se regrouper via leur syndicat pour proposer une commande groupée de ce genre de sacs.

Il y a certains titres que les éditeurs devraient publier sur papier biodégradable...

Un jeune homme est entré dans la librairie et nous a transmis le bonjour d'un libraire de Sélestat ( Pleine page).
A mon tour de le saluer ce confrère qui lit nos aventures.

Maryline a commandé un titre de Yorgos Ioannou pour une signature prochaine à la Maison de la Grèce. L'éditeur lui a dit que l'auteur étant mort, la séance de dédicace n'allait pas être aisée. Elle a ri, elle voulait dire "lecture" au lieu de "signature"...

Un auteur nous a sorti cette phrase que je cogite depuis trois jours:
"- Peu importe que le livre soit lu, le principal c'est qu'il soit acheté".

Ai sur mon bureau la correspondance de Marina Tsvétaïeva et de Rainer Maria Rilke, paru dans la Petite Bibliothèque Rivages poche sous le titre "Est-ce que tu m'aimes encore?"
L'éditeur a t-il pensé à la Saint-Valentin en extrayant cette phrase de Tsvétaïeva?

Quoiqu'il en soit, c'est une question qu'on pose tous un jour.

5 commentaires:

V a dit…

Peut-être que l'auteur de la citation pensait à Nabokov, lequel, sauf erreur de ma part, disait qu'un livre très acheté n'est pas nécessairement un livre très lu... de la part de Nabokov, c'étaità mon sens de l'humour (glacé et sophistiqué, j'en conviens), mais de la part de l'auteur que vous n'avez pas cité et dont je ne connais donc pas "l'œuvre", ça résonne comme l'air du temps : il faut vendre, et peu importe quoi et à qui...

Stéphanie a dit…

Si "Peu importe que le livre soit lu, le principal c'est qu'il soit acheté", je suppose que cet auteur n'apprécie pas les personnes qui se prêtent des livres et vont emprunter à la bibliothèque?
c'est bien dommage, car ce sont également les plus gros acheteurs de livres...

litote en tête a dit…

V et Stéphanie, je préfère ne pas révéler le nom de cet auteur parce qu'il a dit ça en rigolant,comme une boutade vu l'époque actuelle, sans penser vraiment à la portée de cette phrase.
On pourrait donner cette dernière comme sujet de réflexion à des étudiants...

V a dit…

A priori, indépendamment du fait qu'il n'ait pas perçu la portée complète de ses propos, s'il a cité cette phrase en rigolant, c'était donc un trait d'esprit, voire une critique de l'époque actuelle... rien que du positif, il me semble !

litote en tête a dit…

V, oui, rien que du positif.