12 juin 2007

Pour commencer la semaine...

..., une carte postale de Maryline nous attendait bien sagement.
Elle savoure ses vacances au soleil...
A chaque coup d'oeil jeté sur la carte et à sa mer turquoise, une envie de partir en vacances nous submergeait.

Samedi, de nombreux livres sont partis en vacances chez des clients.
Résultat, aujourd'hui, la phrase qui revenait le plus était "désolé mais nous avons vendu le livre samedi. Nous l'avons recommandé, il devrait revenir demain ou jeudi".
Nous avons eu l'impression de ne rien avoir dans la librairie. Nous attendons les livraisons avec impatience.

Plusieurs clients sont venus dans l'espoir de trouver un livre mais ils sont repartis bredouille.
Le livre n'étant pas dans la librairie, nous proposons de le commander. Nous précisons que le délai est d'une petite semaine. Samedi si tout va bien, mardi au plus tard.
Seulement, beaucoup souhaitent les livres pour samedi. Nous ne pouvons pas donner une réponse sûre à 100%. Des clients décident de trouver le livre ailleurs...
Nous nous sentons un peu hors-jeu dans ces moments-là. Nous sommes tributaires des diffuseurs. Et il n'est pas toujours évident de faire comprendre aux clients que le livre fait tout un circuit avant d'arriver à la librairie.
Samedi, une même situation s'est présentée. La cliente nous a répondu qu'elle allait commander sur internet car c'est plus rapide...
Oh cruelle, horrible et déprimante phrase à entendre! Notre concurrent est une machine où le seul contact est celui de la main de l'internaute avec la souris.

Bref...

Le local en face de la librairie est à louer. Le locataire est parti...en vacances? Je ne pense pas.
Corinne a aussitôt pensé aux boutiques qui pourraient venir s'y installer afin de rendre la rue encore plus vivante. J'espère que ce ne sera pas une banque avec ses copines les machines.
Nous en sommes venues à parler des appartements et du plaisir pour certains de partager la vie de ses voisins: les entendre la nuit..., entendre le bruit du rasoir sur le lavabo le matin, les talons ou voir les ombres mouvantes de ses voisins en vis-à-vis en fermant ses volets.
Pendant que j'écris, j'entends mon voisin du dessus. Il doit sûrement porter des sabots pour marcher...Je l'appelle mon godzilla.
Mais peut-être que pour mon voisin du dessous, je suis aussi son petit godzilla...

Pour finir sur une note optimiste:
Une cliente entre... achète un livre...entame le mouvement du départ puis se ravise...un livre est entré dans sa ligne de mire...elle s'installe sur un tabouret...le feuillette...en explore un autre...
Puis au bout d'une demi-heure, trois-quarts d'heure, elle nous dit:
"Je serais bien restée mais je dois partir pour aller chercher mon bout'chou.", "j'adore cet endroit, je pourrais y rester toute l'après-midi"
Cela fait plaisir à entendre. Les gens ont encore besoin des contacts humains.

Stéphanie ou l'optimisme...


Pour les personnes qui voudraient dire au revoir à la stagiaire qui se cache derrière une machine pour écrire le blog, un petit pot de départ est prévu pour samedi, au moment de la fermeture de la librairie.

3 commentaires:

Agnès a dit…

Bonjour Stéphanie

J'apprécie beaucoup vos billets et je voulais vous dire de ne pas désespérer, internet et le librairies inépendantes peuvent (enfin c'est mon avis) coexister. Le problème dans cette histoire sont les délais de livraison du livre absolument désastreux en France (et en province c'est bien pire qu'à Paris, 2-3 semaines pour un folio par ex. c'est du délire)!
Je ne sais pas comment est organisée la distribution du livre en France mais, manifestement, quelque chose coince. Ici (Allemagne) les livres courants sont disponibles en 24h.
Peut-être faudrait-il une révolte des libraires pour faire bouger les choses? Notez bien que même les grandes libraires en ligne sont affectées par ce problème. A......fr a, en moyenne, des délais de livraison beaucoup plus longs qu'A......de.
Sur ce, bonne journée et bonne fin de stage :)

Matteo a dit…

Nous essayerons d'y être à ce pot de départ... si j'arrive à émerger de mon mémire qui est près de me noyer... à tel point que j'ai été malade lundi et mardi...

A bientôt sans doute.

Mat, l'éditeur surchargé, écrasé par son mémoire de stage...

litote en tête a dit…

Bonjour Agnès,
Je vois que grâce à internet, je suis lue en Allemagne. Mes petits messages voyagent.
Je pense aussi qu'internet et la librairie peuvent coexister.
Il faut juste s'améliorer sur les délais (une petite amélioration du côté des distributeurs est à faire).
Et faire en sorte que les clients sachent que pour beaucoup de livres (surtout les livres de fonds) le délai est le même. Le délai de 24h affiché par internet concerne essentiellement les gros titres. Titres présents en librairie...

Matteo, "no panic" pour le mémoire.
J'espère te voir samedi. Fais comme moi: n'hésite pas à t'organiser des temps de pause entre deux paragraphes de mémoire...