06 décembre 2006

Cadeaux

J'ai reçu ce matin par la poste un merveilleux cadeau: un tirage de tête portant le numéro 9 sur 30 de l'ouvrage de Joël Vernet et d'Anne Petrequin, A qui appartient le soleil?édité par Les Petits classiques du Grand Pirate.
Anne Petrequin me témoigne par ce cadeau précieux et rare une réelle amitié.Je suis très touchée.

page 9: " La fillette a glissé une phrase dans mon sac. C'est une phrase pour les jours de famine, quand les rires se noient dans le regard des morts. C'est une phrase que j'emporte car elle est peut-être la dernière:
A qui appartient le soleil?"


Nous sommes dans les préparatifs de la soirée d'inauguration de la librairie ce vendredi à partir de 19h30/20H.Nous avons envoyé des tas de mails et de lettres.J'ai eu beaucoup de mal à formuler l'invitation et ai renoncé à écrire "Venez boire le verre de l'amitié vendredi 8..."je trouvais la formule un peu niaise.Et pourtant, c'est vraiment ça, une amitié à laquelle nous trinquerons si vous venez, vous qui nous soutenez depuis notre ouverture.Nous avons plus que des rapports marchands avec vous...
Nous fêterons notre agrandissement avec les frères Castro, Bruno et Léo qui ont repris notre ancien magasin et l'ont transformé en épicerie fine.
Les nourritures terrestres et les nourritures intellectuelles vont très bien ensemble.

De nombreux messages nous parviennent en retour .
J'ai très peur d'avoir oublié d'envoyer une invitation à quelqu'un.

Quelqu'un ou quelqu'une a fait des noeuds à mon écharpe.Je l'avais posée sur la rambarde de l'escalier.Est-ce pour que je pense à lui ou à elle?

Comme elle ne pourra pas venir, madame H, une cliente amie, nous a offert un joli vase avec une rose.

1 commentaire:

edwige breiller tardy a dit…

Moi aussi j'ai beaucoup aimé ce court texte de Joël vernet eet les vignettes d' anne Petrequin. Connaissez vous le grand pirate qui a inventé les petits classiques ? Ces petits livres n'ont rien de classique, ils sont "justes",alliance du texte et de l'image, qualité /prix : cela importait beaucoup pour Jean Marcourel qui voulait mettre la poésie et la beauté à la portée de tous. Il vient de mourir à Toulouse et nous laisse le coeur triste. La poésie et la petite édition ont perdu un passeur. Et moi, un ami.