12 juillet 2006

Le N° 4 de l'Etrangleur est paru !

Demandez le journal!

Enfin le n° 4 de L'Etrangleur est paru.

Je vous résume les dialogues de la journée:
La libraire:
-"1 euro 80, merci. Bonne journée monsieur!
- Eh oui, il est en retard, il aurait dû sortir au mois de juin. Vous savez , la presse va mal!
- Merci, voici vos 20 centimes de monnaie.
- Non, je n'ai plus le n° 2 mais je vais en commander.
Le client:
- "Ah, enfin, on l'attendait!Quelle belle idée!
- Génial les chroniques de Michel Boujut sur le cinéma des années passées et celle de Dominique Grange, plus historique en dernière page!
- Tout est amusant, même l'ourse résumée sous le titre:
"Homme de Peine: Jacques Tardi; Femme de Tête: Nadia Gibert; Homme de Cabinet: Guillaume Prieur.

Cette équipe-là a dû bien s'amuser en adaptant ainsi le roman de Pierre Siniac, Monsieur Cauchemar.
Je m'amuse beaucoup aussi en vendant ce journal.
Et puis , l'étrangleur est libraire...

Et oui, la presse va mal!
Demain jeudi. Lirons-nous à nouveau Le libération des Livres?Pourquoi avoir commencé par supprimer ces pages sur les livres? J'y vois comme un symbole, les livres à notre époque, pfft!
Je ne l'achetais plus que le jeudi, j'avoue.

Plein de pensées pour les deux marchands de journaux du Faubourg Saint-Martin .Ils sont surchargés d'office en tout genre, harassés par les retours, se lèvent tôt , ont les doigts tachés d'encre et gagnent si mal leur vie.
Les kiosquiers disparaissent peu à peu de la capitale.

A propos de journal, j'ai la grande joie de vous annoncer que le journal de notre arrondissement Dix et demi a accepté deux petits articles sur deux livres que j'ai aimés. Vous lirez donc mon premier petit article dans le numéro du mois de septembre.
Je vous incite dès maintenant à lire les livres chroniqués: Le Miniaturiste, de Martin Melkonian, éd. Parenthèses. L'auteur raconte avec une écriture magnifique son enfance au 204, rue du Faubourg Saint-Martin dans les années soixante.
Vous pourriez offrir à vos enfants le bel album , Paris y es-tu?, de Masumi, éd. Parigramme.

Achetez le journal!
La librairie en a besoin aussi.

7 commentaires:

Anonyme a dit…

Euh, pour Libé, c'est pas juste la trève estivale - des gens qui ne peuvent pas monoïer et lire en même temps ?...

Corinne a dit…

Ah OUI! Peut-être!
Je n'y ai pas songé...tellement dans le manque de ce Libé des livres jeudi dernier .
Hum...toujours se renseigner avant d'écrire.
J'imagine que c'est la règle n° 1 de l'apprenti journaliste.

Et puis admettons cette trêve estivale...C'est bien dommage, l'été, les gens ont plus de temps pour lire, pour découvrir des auteurs.Pourquoi ne pas continuer ces pages sur les livres, parler d'auteurs plus anciens, parler des festivals, rééditer des articles sur tel écrivain, publier les premières pages de tel titre,de telle prose, offrir ces pages à remplir aux éditeurs (équitablement),aux p'tits éditeurs de province, aux libraires , aux lecteurs du journal...Bref, pourquoi l'été, tout s'arrête-t-il?

Ah, monoïer...la plage, la mer, l'horizon, le ciel!
C'est décidé, je pars ce week-end à Noirmoutier.
La librairie sera exceptionnellemnt fermée le samedi 15 juillet.

Anonyme a dit…

J'ai vraiment hâte de lire votre prose en septembre.
Si c'est du même jus que votre blog, alors je me prépare à rire.

Ce style presque célinien,avec un art du dialogue si bien maîtrisé, et le fond, surtout le fond : une grande tendresse pour ceux qui peinent à travailler pour nourrir leur famille. C'est très chrétien, tout cela, et c'est tant mieux dans ce monde si inhumain. Au fait, à propos de ces kiosquiers, pourquoi ne pas les employer chez vous ?
Ils seraient là avant dix heures, passeraient l'aspirateur, manieraient du plumeau, feraient les vitres, enfin tout ce qu'il y a de dégradant voire de répugnant.
Ainsi à votre arrivée, ces nouveaux coolies, ces petites mains ouvrières pourraient rendre grâce à leur bonne patronne, cette femme si charitable, en lui offrant une belle petite boutique bien proprette.
Evidemment, il y a un risque à employer des pauvres : ne pourraient-ils pas voler des livres sous le fallacieux prétexte de se cultiver ou de préparer un médiocre concours de la fonction publique ? Car de nos jours, les pauvres n'ont qu'une aspiration : quitter leur état et vivre de nos impôts en étant fonctionnaire. C'est bête à pleurer ; c'est nous priver, vous et moi de cette grande farce qui s'appelle la charité. Une charité humaine qui respecte l'homme ou l'humain comme on l'écrit dans les livres (bien grand mot) que vous vendez.
Mais au fait, pourquoi parler de Noirmontier avec Agnès Varda? N'a-t'elle pas d'autres compétences, références, expériences? Sa superbe coupe au carré, le masque de sa vieillesse, son côté lesbiche, son goût pour les vins corsés. Non vraiment, elle méritait mieux qu'une conversation stérile sur Noirmoutier, île, soit-dit en passant, qui est devenue le repère d'une certaine bourgeoisie parisienne dont le coeur est à gauche et le porte-monnaie à droite. Cette bonne Agnès Varda eût mérité plus d'attention : comment sa remarquable ménaupause n'a pas engendré (généré dans vos livres)une terrible ostéoporose? pourquoi son brushing et sa couleur, tout deux fait main, n'aient pas donné lieu à quelque article dans Femme actuelle ou Top santé?
Ces vraies questions, vous ne les avez pas posées. Questions pourtant élémentaires, réflexes naturels pour une apprentie journaliste.
Eh oui! le chemin est long pour s'affranchir de ce côté (comme dirait Proust!)mondain, carnets de bal, patronnage, en un mot : bourgeois.
Soyez-vous, chère petite libraire (à l'occasion ou d'occasion), faîtes comme nous, les bourgeois français et catholiques (ne l'êtes-vous pas d'ailleurs ?):aimez les pauvres, mais ne leur donnez rien.

sandrine a dit…

Pourquoi tant de haine ? Vous écrivez certes bien, si j'osais je dirais comme un bourgeois.Le mérite de cette librairie c'est de créer un lien social entre les habitants du quartier, bourgeois ou non.la chronique de corinne m'a fait penser aux"chroniques de san francisco" que je vous invite à lire si ce n'est pas trop bourgeois pour vous...
je n'aime pas les procès d'intention d'autant plus lorsqu'ils sont anomymes!

Miriem a dit…

Miriem renchérit...

Qu'il me fait rire, ce commentaire, cher anonyme!! Non, vous n'écrivez pas bien : un succédané de cynisme qui n'a même pas la richesse de la prose célinienne que vous citez, encore moins la profondeur de la pensée proustienne que vous convoquez.

Corinne vous insupporte ? Les livres vous inspirent de la haine ?Ou est-ce tout simplement l'humanité qui vous démange ? Oui, cher anonyme, il y a de la pauvreté en ce bas-monde, oui, beaucoup de gens n'ont pas accès à la culture... La révolte, le cri de rage, l'insoumission et le désespoir face à l'injustice ont raison d'être. J'admire ceux qui clament haut et fort leur indignation. J'aime quand elle dite avec courage, honnêteté et quand elle choisit une cible valable. Je déteste la mesquinerie et la déloyauté, surtout quand elle se parent d'une rhétorique vide de sens, sous couvert de références littéraires, politiques et sociales lui tenant lieu d'alibi.

Relisez vos classiques, et lisez-les mieux. L'humanité est plus proche de vous que vous ne croyez!

Stéphanie a dit…

... Ben moi je trouve surtout que quant à commettre quelques paragraphes acides (après tout il y a des aigris partout), autant les signer, non ? « Utilisateur anonyme » ça cadre mal avec la critique – le courage des hommes masqués, je n’y crois guère…
C’est peut-être un concurrent jaloux ? Un écrivain qui n’a pas trouvé son livre dans la librairie ? Ce serait drôle…

Anonyme a dit…

en effet, Corinne, le commentaire de monsieur anonyme est plutôt hard ! Mais il faut s'attendre lorsqu'on "ouvre" un débat, par voie de blog par exemple, à recevoir des messages pas cool du tout ! Faire et laisser dire (ou écrire puisque nous sommes sur un blog) ne vous découragez pas... je lis vos "pages" tous les jours et c'est BIEN !