08 octobre 2008

Réunion des commerçants du faubourg

Je peux dire: j'y étais.
Les commerçants du faubourg Saint-Martin se sont réunis ce soir pour essayer de se mobiliser en faveur de notre pauvre faubourg qui perd peu à peu ses commerces de bouche.

Les associations Emmaus et France terre d'asile,  soutenues par la mairie du 10ème, vont ouvrir un "kiosque", un centre d'accueil, d'information et d'orientation destiné aux exilés qui errent autour des gares du Nord et de l'Est. Depuis la fermeture de Sangatte, environ 700 personnes  se promènent, vivent, dorment sur les trottoirs, dans les coins , dans les squares près de chez nous. 
La mairie a donc trouvé un local sur le faubourg pour les aider à s'orienter. On déplorait ce soir le manque de concertation avec les commerçants.
Nous aurions tous tellement aimé qu'un nouveau commerce s'installe sur cette artère à vocation commerciale. Tant de locaux sont vides dans les rues adjacentes et plus près des gares.
Mais il parait que la mairie n'a rien trouvé d'autre , que les propriétaires ne louent pas facilement pour ce genre d'activité. 
Le bail a été signé. Les travaux vont commencer. 

Cette nouvelle a fait réagir les commerçants. Constitués en association et mobilisés, peut-être pourrons-nous essayer de faire bouger un peu le faubourg.
Qu'aimeriez-vous que nous fassions ?

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Je viens de finir le livre de Sophie Grenouilleau, Comme un champ lavé de neige, éditions MLD.
J'ai adoré ce roman,  son écriture drue et son histoire. Il va falloir suivre de près la production de cette éditrice bretonne. 

Un de nos clients, jadis professeur de français, faisait remplir un questionnaire en début d'année pour évaluer ses élèves.
A la question qu'est-ce qu'une litote, un élève avait répondu que c'était un petit oiseau du genre passereau.

Marielle m'a demandé des nouvelles de monsieur G.
-"Ces dernières années, il avait de plus en plus de cheveux blancs. Cette année , il avait moins de cheveux blancs...", ai-je dit la tête un peu ailleurs.
Marielle a hurlé de rire.

Je craque, nous craquons lorsque nous essayons de commander des livres chez B...l, D...in L......l. Il faut téléphoner, on ne tombe jamais sur LA personne qui sait comment avoir ce fichu livre que notre client nous a commandé en précisant que c'était urgent, il faut ensuite faxer, envoyer un chèque dès réception de la facture pro forma , envoyer le coursier à tel endroit avec le chèque. Certains éditeurs n'ont plus de comptoirs de vente,  et se servent de la GL comme boîte aux lettres, d'autres distributeurs changent leur organisation et n'acceptent plus de règlement en espèces.
Ainsi aujourd'hui, j'ai passé 5 coups de fil pour un livre à 10 euros . A la 5ème personne, j'ai eu un fou rire en racontant ma salade:
-"Bonjour, librairie Litote en tête à Paris 10ème, Corinne à l'appareil, je voudrais savoir si vous avez tel livre en stock et si par bonheur la chance, nous pourrions vous le commander et l'obtenir dans un délai raisonnable? Quelle est la nouvelle procédure? Ah bon par la poste, j'aurais 5.60 de frais de port...

Ce soir, conseillée par Marjolaine, je suis allée voir un blog d'un libraire de BD :" les libraires se cachent pour mourir". 

Vendredi à partir de 17h, nous recevrons l'illustratrice et auteur(e) d'albums pour la jeunesse, 
Iris de Moüy, à l'occasion de la parution de La maison d'Honoré, paru aux éditions Naïve.
Un petit goûter sera offert aux enfants.


9 commentaires:

MLD a dit…

Soleil derrière la fenêtre et sourire en vous lisant.
Belle journée à vous!

Mùchôs a dit…

Vous auriez préféré un petit commerce qu'un centre d'accueil ?
Désolé ! xD

Anonyme a dit…

Et que disent les commerçants de ce centre d'accueil ? Est-il le bienvenu pour eux ??
Et pourquoi pas commerces et centre d'accueil ? Mais il est vrai que les loyers de l'immobilier sont dingues ! Alors, que faire ????
A quel endroit sera installé ce centre d'accueil ?
On tourne on rond !

Gaspard a dit…

"On aurait tous tellement aimé un nouveau commerce..."
Sous-entendu : plutôt qu'un centre d'accueil pour étrangers sans-papiers...
Question : si c'est un traiteur libanais très riche qui s'était installé, auriez-vous déploré le "manque de concertation" ?
Honnêtement...
Liberté, Egalité, FRATERNITE.
Cordialement,

Flora a dit…

je suis allée sur amazon pour avoir un résumé du livre "Comme un champ lavé de neige" mais amazon ne propose aucun résumé... je suis allée sur fnac.fr mais fanc ne propose aucun résumé...
C'est frustant ! et finalement, je suis allée voir sur le site des éditions mld... mais je n'ai toujours pas trouvé d'infos sur "comme un champ lavé de neige"... Serait-ce déjà un incunable ?

MLD a dit…

Sur le site des éditions mld, je vous assure qu'on peut trouver des informations sur le livre de Sophie Grenouilleau!
Cordialement
MLD

Flora a dit…

oui ! je viens d'aller voir sur le site des éditions mld et j'ai trouvé les infos que je recherchais... je suis allée trop vite( comme toujours !) Mon impatience est vraiment un gros défaut ! Donc je vais bientôt lire "comme un champ lavé par la neige" car ce titre est beau, énigmatique et qu'il me fait penser aux merveilles de la nature...

litote en tête a dit…

Mérédith Le Dez, mille pensées pour vous là-bas en Bretagne...au calme.

Muchos, Anonyme et Gaspard, oui, j'aurais préféré un nouveau commerce.

Gaspard, ? il y a déjà un traiteur libanais à côté de notre librairie...et je ne suis pas sûre qu'il soit très riche.
Ne voyez pas de sous-entendu, je ne suis pas contre un centre d'accueil pour les exilés, aucun des commerçants n'est contre d'ailleurs. Le débat n'est pas là. J'ai proposé un lieu dans ma rue qui me semblait plus approprié. D'autres connaissaient des locaux dans d'autres rues en bas de chez eux. On aurait pu aider la mairie pour trouver un local. Et je ne peux pas croire que la ville n'ait pas d'immeubles avec des locaux ,que la SNCF ou la RATP n'aurait pas pu concéder un espace plus proche de la gare du Nord ou de l'Est ...et moins cher.
Enlever une possibilité de commerce sur le faubourg est dommage, l'union faisant la force, le faubourg serait plus vivant,la clientèle viendrait plus nombreuse. Notre survie est en jeu. En dix ans,on a vu tellement de commerces de détail fermer, être remplacés par des banques ou des agences immobilières. D'un autre côté, qui pourrait payer maintenant des loyers devenus si onéreux?
Etre mis devant le fait accompli n'est jamais agréable. Si la mairie nous avait informé de son projet (et l'avait réalisé quand même,) nous aurions moins râlé. Les citoyens n'ont-ils pas le droit d'expression à notre époque? A quoi ça sert de faire des conseils de quartier, des réunions de trucs?
Mon commentaire était mal tourné, mal écrit. Je m'en suis rendue compte. Mais bah, je ne suis pas un animal politique et j'aurais dû me relire.
Venez me voir Gaspard si vous êtes à Paris, je vous expliquerai de vive voix mon point de vue que j'écris maladroitement.

Flora a dit…

Bonsoir,
je viens de finir "comme un champ lavé par la neige" car votre billet avait aiguisé ma curiosité de ce livre dont le titre est déjà toute une invite. J'ai bien aimé ce court récit et j'en parlerai très prochainement sur mon blog... A très bientôt,